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Dossier

Des solutions à la pointe de la technologie

Henri Saporta

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Vive les pictogrammes ! Le cutter n'est peut être pas très « sexy » mais il a au moins l'avantage d'être universel et de pouvoir venir à bout de toutes les caisses américaines et autres palettes filmées. Tout à sa recherche de fonctionnalités pointues et de solutions sur mesure, le prêt-à-vendre (PAV), royaume du carton ondulé, aurait plutôt tendance à créer, pour sa part, autant de cas particuliers que d'emballages. Compte tenu du nombre de références dans une grande surface, la gestion du PAV peut rapidement devenir un casse-tête. La recherche d'une harmonisation va devenir rapidement prioritaire.

Tant qu'à prendre en compte le dernier maillon de la chaîne qu'est le magasin, la marque doit veiller à l'ergonomie de sa solution qui doit être lisible et compréhensible du premier coup d'oeil. Première contrainte : la mise en rayon rapide entraîne une évolution des méthodes de réassort des rayons. Deuxième contrainte : alors que la caisse américaine - normalisée - est très simple d'emploi avec ses systèmes de fermeture à base de bandes adhésives ou d'agrafes, les solutions de mise en rayon rapide et de prêt-à-vendre entraînent une floraison de nouvelles manipulations à base de bandes de découpes, de poignées, de prédécoupes, de coiffes à enlever et autres plateaux à pousser.

Comme deux emballages, en apparence identiques, peuvent désormais faire appel à une mise en oeuvre totalement différente, un mode d'emploi est souvent nécessaire. Mais il doit être très simple. Sinon, un coup de cutter se joue du savant système d'ouverture, ou, dans le meilleur des cas, le gain de temps prévu est perdu. Du côté des consommateurs, un PAV mal conçu ou trop compliqué peut générer beaucoup d'inconvénients, voire empêcher la vente. Ce qui n'est pas vraiment le but recherché par la marque... Lors de la matinée de LSA consacré à ce sujet en mai dernier, le consultant Darran Watkins (IGD) a présenté, dans une vidéo, un florilège ravageur de situations d'échec. Quant on ne peut pas saisir un produit ou qu'il faut déchirer un bout de carton, il y a manifestement quelque chose qui ne va pas.

Retour sur investissement

De façon générale, le prêt-à-vendre exige de la part des spécialistes du carton ondulé que sont Otor, Smurfit Kappa, Mondi, DS Smith ou encore Emin Leydier, des mises au point poussées en termes de résistance à la compression verticale (RCV), d'impression sélective et de systèmes d'ouverture. Chez Otor, un outil informatique permet ainsi de calculer la RCV en tenant compte du produit contenu : une bouteille en verre ne se comporte pas comme un sachet de chips. L'objectif consiste à trouver le meilleur compromis en termes de quantité de carton et de systèmes d'ouverture pour que l'emballage cumule au mieux les fonctions techniques, logistiques et marketing. C'est ce qui fait dire à Frédéric Pastot, directeur marketing et développement chez Smurfit Kappa France, que « concilier les besoins du producteur et du distributeur est un vrai défi pour le packaging ».

Un défi qui se retrouve sur le plan de l'impression, un domaine dans lequel le PAV génère des besoins spécifiques. « Comme certaines zones de l'emballage sont visibles par le consommateur et d'autres pas, nous avons développé des solutions d'impression sélectives afin d'optimiser l'impression des emballages », explique ainsi Gérard Mathieu, directeur marketing d'Otor. Dans le même esprit, les cartonniers sont passés maîtres dans la gestion des plans de découpe sur les machines de transformation.

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