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Décryptage

Comment Eco-Emballages pousse les industriels à réduire à la source

Henri Saporta
Valoriser, c'est bien ; prévenir, c'est mieux. Et c'est obligatoire... C'est pourquoi Eco-Emballages a mis en place un programme pour accompagner les entreprises dans leurs démarches d'écoconception et de réduction à la source. Explications détaillées avec Bernard Hérodin, directeur général d'Eco-Emballages, à l'occasion de la troisième édition des EcoTop.

Plutôt associé à la collecte des emballages et aux relations avec les collectivités locales comme l'essence de sa mission le veut, Eco-Emballages, organisme agréé pour la gestion du Point vert, joue également un rôle majeur dans la prévention et la réduction à la source des emballages. Un rôle que Bernard Hérodin, directeur général d'Eco-Emballages, détaille à l'occasion de la troisième édition des EcoTop le 23 octobre à Paris. Eco-Emballages utilise six leviers d'actions principaux pour encourager les entreprises à limiter leurs emballages en nombres et/ou en poids. Le premier d'entre eux est naturellement le barème. « Dans la mesure où les entreprises contribuent en fonction du nombre et du poids des emballages commercialisés, les efforts de réduction se traduisent directement dans la cotisation », note Bernard Hérodin. Comme, entre 1993 et 2007, le volume des cotisations est passé de 400 millions de francs à 400 millions d'euros à périmètre constant du fait de l'augmentation du Point vert, le jeu de la prévention est vite récompensé : «nous avons développé la pédagogie autour du barème pour mieux sensibiliser les entreprises », précise Bernard Hérodin. Un moyen simple de faire passer le message ? Dans le cadre de la mise en ligne de ses déclarations par Eco-Emballages, le « metteur sur le marché » se voit signaler automatiquement les emballages qui n'ont pas « maigri » d'une année sur l'autre. Or, dans l'absolu, la loi prévoit que les efforts de réduction sont réels et permanents... Démarche d'écoconception Deuxième axe : les partenariats. Réunis au sein du Comité technique pour le recyclage des emballages plastiques (Cotrep), créé avec Valorplast et la Chambre syndicale des emballages en matière plastique (CSEMP), et du Comité d'évaluation de recyclabilité des emballages en carton (Corec), créé avec la filière du papier-carton, des experts émettent des avis pour évaluer la recyclabilité des emballages et les impacts sur l'environnement : « c'est une démarche d'écoconception qui permet aux entreprises de progresser ». Troisième axe : les formations. Depuis plusieurs années, des centaines d'entreprises ont ainsi été initiées aux exigences essentielles de la directive européenne 94/62/Ce et à l'écoconception. Quatrième axe : les outils de prévention. « Nous avons développé avec le Conseil national de l'emballage (CNE) et l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), une méthodologie d'analyse disponible sur cédérom », souligne le patron d'Eco-Emballages. Les actions de prévention constituent le cinquième axe. Depuis 2005, Eco-Emballages, dans le cadre d'un partenariat avec l'Ecole supérieure d'ingénieurs en emballage et de conditionnement (Esiec) de Reims (Marne), propose à des entreprises des stagiaires qui mettent en place, en 14 semaines, un projet de réduction à la source. « Sur la base des 50 expertises déjà réalisées, nous estimons que les entreprises ont réduit le poids leurs emballages de 10 à 15%. Ces gains ont des impacts financiers directs et indirects si l'on intègre la logistique ou les achats de matières premières », analyse Bernard Hérodin. Par ailleurs, des missions courtes, menées par des experts, permettent d'établir « des diagnostics emballage » et de proposer une liste d'actions correctives qui vont du plus simple au plus lourd en termes techniques et/ou financiers. Sixième et dernier point : le marketing. Eco-Emballages développe avec des marques ou des collectives, telles que les produits laitiers, des actions de communication directement sur les emballages : «Nous utilisons l'emballage comme vecteur de communication pour diffuser des messages sur le recyclage ou encore les gestes de tri ». Va ainsi démarrer une opération avec Fructis de Garnier (L'Oréal). Une façon de rappeler que le tri est aussi valable dans la salle de bain et pas seulement à la cuisine.

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