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Coca-Cola fait son showavec les bouteilles en verre

MIRABELLE BELLOIR

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La dernière campagne publicitaire de Coca-Cola met en scène son contenant le plus célèbre : la bouteille en verre. L'occasion pour Emballages Magazine de rencontrer cette vieille dame en pleine forme. Rendez-vous en page Histoire pour revenir sur les grandes années.

Le Coca-Cola est né en 1886, vous êtes apparue peu de temps après. Quel est le secret de votre jeunesse ?

Il n'y a pas de miracle : pour rester longtemps jeune et belle, il faut avoir recours à la chirurgie esthétique. J'ai toujours été obsédée par mon apparence. Je me suis beaucoup cherchée dans ma jeunesse. Au départ, Coca, tel qu'il a été conçu par John Smith Pemberton, était stocké dans des fontaines et vendu au verre. Puis, certains distributeurs m'ont trouvée plus pratique. Pour chacun d'eux, je revêtais une forme différente. J'ai essayé plusieurs styles, du flacon à la bouteille classique. Au début du XXe siècle, j'ai commencé à me coiffer d'une capsule couronne.

En 1915, vous rencontrez le crayon d'Alexandre Samuelson de la société Root Glass. Peut-on dire que ce fut un tournant dans votre carrière ?

Plus encore. Ce fut la rencontre de ma vie. Alexandre a fait de moi la femme que je suis. Il a affiné ma taille, il m'a parée d'un habit de stries verticales (dans ce sens, c'est bien connu, ça amincit). Grâce à lui, je suis devenue la bouteille Contour incontournable, la dame au fourreau noir. J'ai encore subi quelques petites opérations au cours des ans pour me maintenir en forme mais rien d'important.

C'est en effet sous la forme de 1915 que nous vous connaissons tous aujourd'hui. Cette célébrité n'est-elle pas difficile à porter ?

Certes, être une icône n'est pas tous les jours facile mais je ne garde que les bons souvenirs. Comme disent les jeunes : ma vie, c'est que du bonheur. Au cours des années, je suis devenue une muse pour les artistes. J'ai même posé pour Andy Warhol. J'ai également fait la une de Time Magazine en 1950.

De temps en temps, comme en 2005, vous faites des infidélités au verre...

Vous savez, jeune fille, il faut vivre avec les matériaux de son temps. À mon âge, on peut se permettre quelques excentricités. Ce n'est pas ma très synthétique soeur en polyéthylène téréphtalate (PET) qui aurait pu le faire. J'aime surprendre pour les grandes occasions. Je peux revêtir un habit en aluminium et une capsule métallique.

Vous vous faites rare ces temps-ci. Etes-vous fatiguée des mondanités ?

Je suis toujours en pleine forme, mais le privilège de mon grand âge est de pouvoir choisir où je sors. Je préfère aller à la rencontre de mes fans dans les cafés, les restaurants ou les hôtels qu'entrer dans l'intimité de leur réfrigérateur.

Le dernier spot publicitaire de Coca-Cola vous met en scène, vide. Ce n'est pas trop difficile de poser nue ?

Ce n'est pas la première fois que l'on me voit dans mon plus simple appareil. Rappelez-vous, j'ai tourné dans des films complètement nue, comme dans « Les dieux sont tombés sur la tête », de Jamie Uys, en 1980. Ce dernier spot publicitaire est la preuve que, plus que jamais, j'incarne Coca-Cola. Il est inutile de montrer le soda pour le vendre, je suffis à cela.

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