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CEE R. Schisler mise sur les gobelets et la glace

ARNAUD JADOUL
Spécialiste de la sacherie en papier et en plastique, la Compagnie européenne des emballages Robert Schisler a amorcé un recentrage de son activité. Fondée en 1950, l'entreprise de Thouars mise désormais sur les emballages pour la restauration rapide et « l'agropackaging ».

Du fromage fondu et des gressins à tremper dedans, le tout dans une double alvéole en polyéthylène insérée dans un pot en carton : voilà un produit qui surfe sur la vague du grignotage et du nomadisme, à la suite du succès de Ferrero avec Nutella Snack&Drink. Oui, mais ce gobelet présente une double particularité. D'une part, sa tranche est fermée de telle sorte que la barrière aux gaz est assurée à 100%. D'autre part, il est fourni par un nouvel acteur, la Compagnie européenne des emballages Robert Schisler, autrement dit la CEE, connue jusqu'à présent pour la fabrication de sacs en papier et de gobelets en carton pour boissons et non pour des emballages primaires pour produits alimentaires. Et c'est le premier modèle d'une longue série, espère l'entreprise de Thouars (Deux-Sèvres). Qui prend un nouveau virage en se désengageant des sacs en polyéthylène (PE), se limitant désormais à du négoce et en misant sur ce nouveau marché dit de l'« agropackaging ».

Ce faisant, l'entreprise familiale, aujourd'hui dirigée par David Schisler, le petit-fils du fondateur, entre dans une quatrième phase de développement. Créée en 1950 en région parisienne, elle s'est d'abord spécialisée dans les sacs en papier de petite et moyenne contenance pour le commerce de détail puis le papier cadeau de haut de gamme pour les grands magasins. Dans les années 70, elle s'installe à Thouars et investit dans les sacs PE pour accompagner l'essor de la grande distribution. Dans les années 80, elle s'engouffre dans la restauration rapide, qui pèse actuellement près des deux tiers du chiffre d'affaires, ses principaux clients étant McDonald's, Quick, KFC, Nordsee, Brioche Dorée, Unilever... Dès lors, elle n'a de cesse de compléter son catalogue en produisant des sachets pour la vente à emporter ou les frites, des serviettes, des gobelets en carton et, enfin, en 1989, des couvercles. Au prix d'un investissement annuel moyen de deux millions d'euros en matériel et en recherche et développement.

Offre étendue

Dans le même temps, la CEE a changé de métier : « de façonnier qui marquait, nous sommes devenus un imprimeur-façonnier », indique Fabrice Marchesan, le directeur commercial de la PME. Avec, là aussi, une offre étendue : flexographie, héliogravure, impression en ligne ou pré-impression. « Notre parc d'impression flexo est probablement l'un des plus importants de France et nous fabriquons nous-mêmes nos encres dont 80% sont à l'eau », complète David Schisler.

Mais la concurrence étrangère est impitoyable, turque pour les gobelets, est-européenne pour les sacs en papier, italienne et espagnole pour les cabas. De plus, « le bannissement progressif des sacs de caisse en plastique condamne cette activité à terme », observe Fabrice Marchesan. Qui poursuit : « Alors que le papier et le carton restent, pour le consommateur, des symboles du respect de l'environnement et constituent, en raison de leur solidité et de leur imprimabilité, des supports appréciés par le marketing de nos clients ».

Face à la nécessité de trouver de nouveaux débouchés, la voie était donc toute trouvée. « Les marchés de la restauration rapide et hors foyer, dans les gares et les cinémas continuent de croître en Europe. Et nous sommes le seul fabricant français de gobelets en carton. De surcroît, nos concurrents européens (NdlR : Huhtamaki et Seda sont les principaux) ne peuvent pas apporter les mêmes réponses que nous en termes de logistique et de service dans l'Hexagone », note le directeur commercial. C'est pourquoi la CEE entend progresser sur ce segment. Il lui sera difficile cependant de ne pas se doter d'un outil de production en Europe de l'Est pour maintenir sa compétitivité.

Si l'adaptation des gobelets à l'operculage, avec la création de bords plats, n'est pas très compliquée, plus problématique est l'absence de standardisation des formats sur nombre de marchés, tel celui des glaces, ce qui requiert une multiplicité d'outillages. Les premiers contrats n'en rendent pas moins Fabrice Marchesan optimiste...

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