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Améliorer le confort des patients grâce aux conditionnements

MARION BASCHET-VERNET

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Dédié aux traitements anticancéreux, Pharmapack 2008 a montré que les professionnels étaient prêts à se mobiliser pour améliorer les soins dispensés à des patients de plus en plus amenés à se traiter en ambulatoire et à domicile. De nombreux cancers sont, en effet, désormais curables. Retour sur l'événement avec Marion Baschet-Vernet et Henri Saporta.

Les chiffres sont sans appel et indiquent clairement les pistes de recherche. « Le 4 février dernier, a eu lieu la journée mondiale du cancer, un fléau qui touche près de 10 millions de personnes aujourd'hui », a noté, en ouverture du congrès Pharmapack 2008 qui s'est tenu du 6 au 7 février à Paris, l'oncologiste Joseph Gligorov, de l'hôpital Tonon à Paris. Et cette population de malades devrait encore augmenter de 50% d'ici 2020, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Soit la première cause de mortalité dans les pays industrialisés après les risques cardiovasculaires. «Au-delà des statistiques en forte croissance, on assiste à une « chronicisation » de la maladie et les comportements face à elle doivent absolument évoluer », a remarqué Joseph Gligorov. Qui poursuit : « On estime aujourd'hui que 40% des malades peuvent être sauvés par les traitements existants. Et pour faciliter leur thérapie, il faut trouver les moyens de les accompagner dans leur vie de tous les jours ». Soins à domicile De fait, le développement croissant des soins à domicile et la recherche de systèmes d'injection adaptés en ambulatoire, participent à ce mouvement visant l'autonomie. « Avec plus de 700 médicaments en cours de développement, l'industrie doit prendre en compte des problématiques de patients très différentes », a ajouté Joseph Gligorov. De préciser : « Par exemple, certaines personnes âgées ont 20 à 30 comprimés à avaler par jour, pour traiter à la fois leur cancer, l'hypertension ou le diabète. Il faut envisager de diversifier les formes galéniques, encourageant l'utilisation multiple des voies intraveineuse, orale, nasale et injectable, pour un meilleur confort de traitement ». La question de l'observance se pose donc avec acuité : comment garantir que ces malades vont bien prendre leurs différents comprimés en temps et heure ? Dans ce cadre, la forme galénique, le choix du conditionnement ou encore la discrétion du mode d'administration jouent un rôle déterminant. Le spécialiste a ainsi évoqué des études en cours pour tester l'administration de médicaments grâce aux aérosols, ainsi que l'adaptation de sets de diagnostics pour le dépistage avancé des maladies, qui sont aujourd'hui jugés « douloureux et peu agréables » par les patients. L'enjeu est clair : il faut intervenir rapidement en amont pour faciliter la prévention le plus tôt possible. L'attention des industriels doit aussi porter sur la recherche de meilleures solutions pour la fabrication, la conservation et l'administration de ces médicaments dont le caractère citotoxique impose une sécurité absolue. Ce qui pose aussi le problème du recyclage des déchets toxiques et la gestion des risques en milieu hospitalier. Régler le problème des déchets de médicaments très toxiques est désormais un véritable enjeu : les déchets d'activité de soins à risques infectieux (Dasri) doivent faire l'objet d'un véritable suivi. D'autant qu'il n'y a pas « de doses standard pour les thérapies ciblées du cancer. Dans le cas des anticancéreux, la dose de médicament à administrer à un patient est définie en fonction de sa surface corporelle et de son poids », précise l'oncologiste. De s'interroger : « Dès lors, que faire du surplus ? Comment envisager aussi l'utilisation de seringues préremplies, qui ont déjà montré leur intérêt dans d'autres domaines, si les doses ne peuvent être individualisées ? » Recyclage des déchets Autant de questions soulevées par les spécialistes oncologistes présents sur Pharmapack tels que Joseph Gligorov et Isabelle Debrix de l'Hôpital Tonon ainsi que Marie Servet, de l'Hôpital Robert Debré, en France, qui soignent le cancer au quotidien. Ces questions doivent maintenant trouver des réponses du côté de l'industrie. Pas de doute que Pharmapack se révèle, encore une fois, un formidable réservoir de partenariats et d'innovations.

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