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Améliorations tous azimuts

Tiziano Polito

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Faute d'innovations majeures, les constructeurs améliorent leur offre au plan qualitatif. Parmi les axes de travail : ergonomie, vitesse, souplesse et compacité.

P as de révolution, beaucoup d'améliorations. Côté machines, la treizième édition du salon lyonnais Europack n'a pas réservé de grosses surprises. Les constructeurs, pourtant, ne sont pas venus à Lyon simplement pour faire acte de présence. Comme dans le passé, ils profitent de l'alternance avec Emballage, pour s'accorder une pause et affiner leur offre au plan qualitatif. Les axes de travail n'ont pas varié : davantage d'ergonomie, de vitesse, de souplesse et, si possible, de compacité.

Cap sur les cadences

Chez Multivac, par exemple, on a pensé à intégrer les fonctions de pesage et d'étiquetage directement sur l'operculeuse, afin d'éviter à l'industriel d'installer ces périphériques a posteriori en rajoutant un tapis à l'arrière de la machine. Résultat, la T350 WL ne mesure que 4,20 mètres de long. Stoppil, quant à lui, a réussi à concevoir, sur une surface de moins de 3 mètres carrés, un monobloc mettant en oeuvre une technologie de remplissage massique capable de traiter 600 bouteilles par heure. La Carthaginoise a choisi l'une de ces machines pour conditionner du rhum gélifié. Toujours dans le remplissage, Pack'Réalisations met le cap sur les cadences en proposant aux industriels de la chimie, l'un des secteurs sur lesquels il est le plus actif, une enfûteuse gros volume affichant une cadence horaire de 150 bidons de 200 litres. « A la différence de la concurrence qui travaille en ligne, nous avons opté pour un mode de fonctionnement rotatif », explique Olivier Humeau ingénieur commercial. Autobag, en revanche, s'est focalisé sur l'alimentation du produit.

Pour doper les vitesses de ses ensacheuses, le constructeur a développé l'AccuCount, une bande transporteuse qui a pour fonction de synchroniser le mouvement des pièces avant qu'elles ne tombent dans le sachet. Ses machines remplissent maintenant 65 sachets à la minute, même s'il s'agit de petites pièces mécaniques difficiles à manier et à compter.

Outillage partiel

D'autres constructeurs ont davantage ciblé les aspects ergonomiques. Mecaplastic explique, par exemple, que grâce à son concept d'outillage partiel proposé sur ses operculeuses semi-automatiques S1000, il n'est plus nécessaire de manipuler des charges lourdes lors des changements de formats, mais uniquement des parties d'outillage que l'on emboîte - tel un jeu Lego - dans une pièce principale. « Les opérateurs, ou plus souvent les opératrices, sont moins fatigués à la fin de la journée », indique Stéphanie Nedjar, responsable de la communication. Réduction de la masse et du volume de l'outillage étaient également de mise chez Cermex qui propose une nouvelle gamme d'encaisseuses modulaires à chargement vertical pour le secteur des boissons. Afin de faciliter les changements de format, le constructeur bourguignon a choisi des trémies universelles. Les têtes de préhension, organisées autour de blocs indépendants, sont aussi plus faciles et rapides à changer. « Ces choix techniques se traduisent par une économie de l'ordre de 30 % sur les coûts d'outillage », explique Jean-Marc Passemard, responsable promotion des ventes. La diminution des coûts était aussi à l'honneur sur le stand de Promalyon, qui exposait une banderoleuse de palettes de la société PWM. Grâce à la cinématique d'enroulement produite par ses quatre têtes, la machine économise entre 20 et 30 % de film par rapport à une banderoleuse standard, tout en évitant de poser une coiffe sur la charge pour la protéger. Autre mot d'ordre dans la profession, la sécurité. Certains comme Marchesini généralisent les architectures en balcon à l'ensemble de leurs marques - c'est le cas pour ses banderoleuses d'étuis Multipack et ses remplisseuses de tubes Tonazzi -, afin d'améliorer l'hygiène et d'éviter les erreurs. D'autres s'enrichissent de compétences dans le contrôle. Telle est la stratégie de deux distributeurs de renom, comme Beaurain Frères qui a intégré parmi ses cartes celle de l'italien Prisma, spécialisé dans les trieuses et les détecteurs à rayons X, et Latinpack, qui présentait sur son stand une inspectrice en ligne de sachets fuyards, développée par le japonais Takachiho. Un choix qui n'a rien d'étonnant. Si l'utilisateur de machines de conditionnement demande à produire mieux, plus vite et moins cher, il exige aussi que sa production respecte des standards qualitatifs élevés.

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