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A cinquante ans, Tetra Pak voit l'avenir du carton en rose

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En 1952, Ruben Rausing fonde la société suédoise Tetra Pak. Cinquante ans plus tard, le groupe Tetra Laval emploie 24 000 personnes dans le monde et réalise un chiffre d'affaires de 8,9 milliards d'euros en 2000. Présent dans plus de 165 pays, Tetra Pak compte 59 usines de production d'emballages et 21 centres de recherche alors que DeLaval, le numéro un mondial d'équipements pour la production laitière et l'alimentation animale, comprend plus de 2 500 concessionnaires et 50 filiales commerciales. En 2001, l'entreprise a produit 94,1 milliards dont près de la moitié pour l'Europe et l'Afrique. 77 % de ces emballages sont aseptiques. Avec 3,9 milliards d'emballages livrés en 2001, la France est le huitième marché de Tetra Pak dans le monde. Elle est précédée par l'Allemagne avec 7 milliards d'emballages, premier marché mondial, puis le Brésil, les Etats-Unis, le Japon, l'Espagne, la Chine et l'Italie. Le Royaume-Uni vient en douzième position. Un classement en constant mouvement dans la mesure où les pays émergents (Brésil, Chine) connaissent de très fortes progressions actuellement. Malgré la présence depuis 1971 de l'usine de Dijon (Côte-d'Or), la plus importante en Europe, la France n'est donc pas un grand terrain de prédilection des emballages en carton pour liquides alimentaires. Le taux de recyclage des briques y est d'ailleurs au-dessous du niveau européen. Il se situe à 14 000 tonnes. Soit un taux de recyclage de 12 %, alors que le taux moyen se situe à 20 % et qu'il monte jusqu'à 66 % en Allemagne. Mais la France ne désespère pas de passer à 30 000 tonnes en 2005. Soit un taux de recyclage de 25 %... Car le suédois persiste et signe avec le caractère écologique de son emballage. « Notre origine nous a prédisposés à adopter une culture environnementale forte », explique Jean-Louis Cheyrou, Pdg de Tetra Pak France. Mais aussi logistique : le rapport de l'emballage vide à l'emballage plein est de 3 % seulement alors que celui d'un verre est de 40 %. Et un emballage d'un litre qui ne pèse plus que 26 grammes - contre 34 grammes en 1978 - se compte à 840 exemplaires sur une palette contre 630 pour les bouteilles en plastique. Des arguments qui portent encore et continuent de faire de la brique en carton un must. Foin du plastique.

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